Récit d’une exposition, et promesse d’un mimosa à venir
Il y a, dans certains villages, une lumière qui ne se contente pas d’éclairer: elle repose. Tanneron, perché dans son massif, fait partie de ces lieux où l’hiver se prend pour un printemps, où le jaune du mimosa vient déposer sur les collines une poussière d’or. Ici, l’art n’a pas besoin de forcer la porte. Il entre naturellement, presque en silence.
C’est dans ce décor que s’est tenue l’exposition de Christian Mauger, artiste de Peymeinade, autour de ses aquarelles et sanguines. Un rendez-vous simple, ouvert, à l’échelle humaine, et précisément pour cela mémorable.

Ce que l’exposition a laissé derrière elle
Du 8 au 22 février 2026, à la Salle des mariages/exposition, Place de la Mairie (Tanneron), le public a pu découvrir une peinture qui ne crie pas: elle respire. Entrée libre, horaires 11h–17h30, comme une invitation à passer “quand on veut”, sans protocole.
Une sérénité qui tient à la main
L’aquarelle, c’est la discipline de la transparence: on pose la couleur, puis on accepte qu’elle vive. La sanguine, elle, réchauffe le papier comme un souvenir ancien, un battement de terre sous la peau. Christian Mauger assemble ces deux gestes dans une même direction: apaiser le regard, et laisser le Sud devenir une émotion plutôt qu’un décor.
Tanneron, “terre de mimosa”, comme cadre naturel
Le choix du lieu n’avait rien d’anodin. Tanneron est présenté comme le plus vaste territoire arboré de mimosa, cultivé et sauvage, en France, avec ses hameaux nichés dans le massif, et une floraison qui s’étire de décembre à mars. Ici, le paysage n’est pas un fond: il est un personnage.
Et puis il y a cette idée précieuse pour les visiteurs: emporter la région. Non pas dans une valise pleine d’objets, mais dans un rectangle de papier où la couleur continue de faire son travail, longtemps après le retour. Voilà ce que cette exposition a su offrir: une Côte d’Azur intérieure.

Projeter 2027: un concours “Tanneron & Mimosa” sur Partageos.com
L’exposition appelle presque naturellement un prolongement: transformer cette saison du mimosa en temps de création collectif. La Route du Mimosa se vit particulièrement de janvier à mars, avec un pic d’intensité souvent en février. C’est une période parfaite pour un concours qui mêle art, territoire et mémoire.
Nom de travail
Concours Partageos: “Tanneron, Carnet de Mimosa” (janvier → fin février 2027)
Périmètre artistique
- Peinture, aquarelle, dessin, sanguine
- Photographie, collage, gravure
- Arts numériques (acceptés si déclarés)
- Écriture courte (micro-récit, poème)
Le tout aligné avec l’esprit Partageos: encourager les vocations, donner une scène, créer du lien entre artistes, lieux et publics.)
Calendrier proposé
- Ouverture des candidatures: 1er janvier 2027
- Période de création et dépôts: jusqu’au 28 février 2027
- Pré-sélection + vote du public (en ligne): dernière semaine de février
- Exposition des finalistes à Tanneron: week-ends de fin février / début mars (selon disponibilité de salle)
- Remise de prix: à l’ouverture de l’expo
Modalités via Partageos.com
- Participation via l’onglet Concours (dépôt + validation), règlements Partageos.
- Chaque œuvre déposée devient visible, partageable, commentable: une manière d’inscrire la création dans le temps, et de faire travailler l’empreinte culturelle au-delà de l’événement.
Récompenses
- Prix “Lumière du Tanneron” (jury)
- Prix du public (votes Partageos)
- Prix “Carnet de voyage” (œuvre la plus narrative)
- Exposition, mise en avant éditoriale sur Partageos Mag, et tirages/éditions pour que les touristes repartent avec un bout de saison et de paradis.

Aller plus loin
Christian Mauger à Tanneron, ce n’était pas seulement une exposition: c’était une leçon de calme. Dans une époque qui accélère tout, la peinture a repris son rôle ancien: celui de nous apprendre à regarder. Et à Tanneron, quand le mimosa fleurit, la lumière devient presque une langue. On la parle avec des pas, des respirations, et parfois… avec une aquarelle.
La salle de Tanneron ne s’éteint pas pour autant: le relais est déjà là, avec une prochaine exposition annoncée, “Lumières du Sud” de Jean-Marie Ferrer, du 23 février au 1er mars 2026, toujours Salle des mariages, Place de la Mairie. Puis, début mars, une autre proposition viendra ouvrir le regard avec “Exposition sur la femme” (photographies), du 2 au 7 mars 2026. Tanneron poursuit ainsi sa belle logique: faire de l’hiver une saison d’art, comme une floraison parallèle au mimosa.
Et Christian Mauger, lui, semble déjà appeler d’autres murs. Du côté de Peymeinade, la Salle Art et Culture annonce une prochaine exposition associant ses peintures aux sculptures de Paul Guillemann. Partageos suivra cela avec attention, car certaines couleurs méritent d’être vues plus d’une fois.
Et si vous voulez continuer la promenade dans cette France qui transmet par la culture, allez lire aussi, au hasard des chemins, ce portrait d’un écrivain discret mais puissant: “Georges-Jean Arnaud, l’invisible aux 400 romans”.
